Bakker Metaalbew.
Bakker Metaalbewerkingsbedrijf BV, de Son aux Pays-Bas, jouit de la réputation bien établie d’être capable de produire des pièces particulièrement délicates : « si Bakker ne peut pas le faire, personne ne peut le faire ».
La plupart de ce qui est produit chez Bakker prend place dans le creux de la main, puisqu’il s’agit de petites pièces très complexes. De préférence avec une plage de tolérances de quelques millièmes de millimètre, et des pièces qui sont aujourd’hui livrées de plus en plus souvent à l’état d’assemblage partiel.
Rien Elling : « l’automatisation crée plus d’emplois grâce à la force concurrentielle accrue »
Il y a quelques années, les télécommunications représentaient le segment de marché le plus important, mais l’industrie médicale a aujourd’hui pris cette place. Avec notamment des composants pour les équipements de traitement du cancer par les radiations. Viennent ensuite les industries de la défense et de l’optique.
Le DG, Rien Elling, explique : « la précision n’est pas seulement due aux machines de la plus haute qualité, elle provient également de la compétence professionnelle des personnes et de leur sens de la précision. Nous avons chez nous des collaborateurs expérimentés qui possèdent justement ces qualités. Bakker produit avec un grand succès des composants de précision depuis près de 40 ans et on peut dire que le sens de la précision fait partie des meubles ».
Les matériaux des pièces produites varient beaucoup. Essentiellement de l’aluminium, mais aussi du cuivre, du laiton, de l’acier inoxydable, du titane et divers matériaux synthétiques. Il s’agit rarement « d’acier ordinaire », que ce soit en tournage ou en fraisage.

Un composant en cuivre pour un équipement de radiation. 3,5 heures d’usinage sur quatre montages. Poids final de 4,5 kg.
Bakker pratique depuis longtemps le tournage automatisé, ce qui a été nécessaire pour concurrencer les pays à bas coûts. Le fait est qu’une grande partie des exportations de Bakker part vers l’Asie !
C’est aujourd’hui le tour des cellules de fraisage automatiques. Rien Elling : « nous avons introduit le travail sur deux équipes pour nos fraiseuses à 5 axes mais cela n’a pas suffi, nous avons été obligés de produire plus d’heures de broche. Il s’agissait tout simplement d’automatiser ou de disparaître. L’automatisation renforce clairement la force concurrentielle, ce qui à son tour crée plus d’emplois. »
Les fraises à cinq axes sont de marques Bridegport et Hermle. Ils ont commencé avec l’une de leurs Hermle C800U qui est une machine à portique, ce qui implique que la table machine n’est accessible que par l’avant. System 3R avait pourtant la solution, puisque la société avait auparavant installé cette année pour la première fois un WorkPal Compact Servo sur rails auprès d’un autre client hollandais.
La première cellule automatique consiste ainsi en une Hermle à cinq axes et une WorkPal à 60 positions pour palettes Macro dans le magasin. Rien Elling explique : « nous produisons ici des pièces de moins de 50x50 mm. L’ébauche est fixée sur la palette par un accouplement à queue d’aronde et l’opération finale de l’enlèvement de la queue d’aronde est réalisée sur une autre machine.
La cellule automatique qui a pratiquement doublé le nombre d’heures de broche de la machine.
« L’installation a vraiment répondu à nos attentes. Nous travaillons sur deux équipes et après trois semaines déjà nous avions augmenté le nombre des heures de broche sur la machine de 12-13 par jour à 22. Soit près de deux fois plus ! »
Le but est que 80 pour cent de la production de Bakker soit automatisé d’ici un avenir proche. Notamment pour réduire les erreurs de production dues au facteur humain. Mais également pour proposer aux collaborateurs des taches de travail plus flexibles et plus stimulantes, puisqu’ils n’ont pas besoin de rester « penchés sur la machine » pendant tout leur temps de travail.
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